La buena Vida

C’est quoi la bonne vie ? Difficile de répondre à cette question tant nous sommes différents. Pourtant, certains pays comme l’Equateur ou la Bolivie ont inscrit dans leurs constitutions le « Buen vivir »(le bien vivre) inspiré des indiens : le « Sumak Kawsay ou le Suma qamaña », des Quéchuas et Guaranis. Le « Buen vivir », c’est la vie en harmonie avec les cycles de la Terre Mère, du cosmos et de l’existence en comprenant que tout est équilibre. Il n’y a pas d’autre vie possible que celle qui cohabite avec toutes les formes de vie animée et inanimée, puisque l’humanité elle même est nature. Comme tout est une question d’équilibre, on ne peut vivre pleinement si une seule personne vit mal, ou si pour satisfaire de vains besoins, nous abîmons ou détruisons la Terre Mère. Tout un programme qui dépasse largement le déséquilibre qu’implique le gaspillage alimentaire ! Mais derrière la « bonne vie », il y a aussi ce que nous pouvons choisir à notre niveau, notre capacité à changer, contempler, inspirer, aimer,  vivre pleinement en renonçant à ce qui est vain, inutile, en acceptant nos différences aussi… La croissance à tout prix n’est en rien le progrès … Car elle implique des inégalités de plus en plus fortes. On le voit dans le gaspillage alimentaire : on jette des tonnes de produits alimentaires (10 millions de tonnes d’aliments consommables partent chaque année à la poubelle en France pour 10 Milliards d’euros)alors qu’en France près de quatre millions de personnes bénéficient du programme d’aide alimentaire du Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis (FEAD) … Cela n’arrive pas ailleurs, mais chez nous, au coin de notre rue ! Donc la Buena Vida c’est une cantine mais c’est aussi un lieu qu’on veut le plus sympa possible pour qu’on se motive, les uns et les autres pour avancer vers l’équilibre. Oui, c’est utopique … jusqu’à ce que cela arrive !

La rate au court-bouillon

Hola, Hello, Bonjour !!!

Nous avons avancé sur les travaux et sommes à nouveau ouverts… Agrandissement de la boutique, création d’une cantine solidaire anti-gaspi (ouverture en janvier) et au sous-sol création d’une zone d’accueil et de travail pour la pesée et la valorisation des apports volontaires. Nous remercions les collectivités locales, Mairie de Paris et Mairie du 17, la Region Ile de France, les élus et le SYCTOM d’avoir cru en notre projet.

Et bravo à Camille, Martin, Elodie, Aurelien du REFER et à Dimitri de la petite Rockette pour tout le boulot d’accompagnement 😉

Chez nous, c’est un peu l’effervescence permanente. Nouveaux salariés, nouveaux projets, nouveaux ateliers… On essaye de suivre au niveau communication, mais franchement c’est difficile ! La fin des contrats aidés cet été nous a bien mis la rate au court bouillon. Car en tant que nouvelle ressourcerie, nous devions créer plusieurs postes… Ben oui, quand on vend les choses à prix solidaire, qu’on a beaucoup de manutention parce qu’on aide les gens en allant chez eux chercher des gros meubles gratuitement ou presque, qu’on trie 70 tonnes par an, qu’on facilite le lien social, des actions solidaires et qu’on embauche aussi ceux qui sont sur la touche depuis longtemps : Recevoir 592 euros par mois par salarié en insertion, ce n’est pas du vol ! L’effet d’aubaine dans une association comme la nôtre, n’existe pas. On peut aussi parler des salaires des encadrants chez nous ! Ici la grille est simple : c’est le SMIC pour tout le monde. Bien-sûr, nous avons quand même embauché et nous allons continué mais notre feuille de route a forcément quelque peu changée. Et nous nous interrogeons sur ce qu’est l’avenir de l’Economie Sociale et Solidaire quand son utilité sociale est autant remise en cause.

Remettre à plat le système des contrats aidés, le financement du secteur associatif, nous ne sommes pas contre, mais arrêter d’un seul coup un financement qui permettait de créer des emplois porteurs de sens, c’est une fausse bonne idée.

Pour ceux qui veulent aller plus loin voici le communiqué détaillé des associations citoyennes